Le Permacooltour

En chemin vers l’autonomie et la résilience !

Kevin Simon Photo

« Tout humain est tiraillé entre deux besoins, le besoin de la Pirogue, c’est-à-dire du voyage, de l’arrachement à soi-même, et le besoin de l’Arbre, c’est-à-dire de l’enracinement, de l’identité, et les humains errent constamment entre ces deux besoins en cédant tantôt à l’un, tantôt à l’autre ; jusqu’au jour où ils et elles comprennent que c’est avec l’Arbre que l’on fabrique la Pirogue ». 

Ce mythe mélanésien de l’île de Vanuatu, la Pirogue et l’Arbre, marque un point de départ. En 2017, deux frères de route se rencontrent enfin pour la première fois au fond d’un jardin pédagogique charentais, le Jardin Respectueux. 

Mon esprit encore agité par un voyage à l’autre bout du monde pour la réalisation du long-métrage documentaire Que notre joie demeure et lui en soif de découvertes, d’initiatives et d’apprentissages face aux différents constats d’effondrements que traverse notre société. Lors de mon arrivée dans ce jardin où Alexis était animateur et formateur, nous nous sommes vite liés d’amitié. Son rêve ? Créer ici une école en développant sa pédagogie autour de la foret et de la permaculture. 

Un matin, en nous baladant dans le jardin, il me raconte ce conte et me pose une question.

« Tu choisis quoi toi ? L’arbre ou la pirogue ? »
 « La pirogue bien sûr ! »

Alors nous rêvons…

Un an plus tard, il prend la route en solitaire en quête de réponse. Je le rejoins finalement assez vite. L’aventure me rappelle aussi. Puis nous sommes trois, puis quatre, puis huit sur la route ! La pirogue s’est transformée en une armada de vélos. Les paysages défilent, les rencontres se succèdent et notre amitié se soude à jamais. Le Permacooltour roule, le vent en poupe, en soif d’apprentissage, curieux·ses de voir et de soutenir ce nouveau monde qui naît sur le territoire.

«Se mettre à voyager sans objet matériel, sans argent, vulnérables, comme le font Nus et culotés… Une bonne manière d’expérimenter notre résilience, nos capacités d’adaptation et d’acquérir des compétences, voir des habitudes, de réciprocité, d’empathie, de modestie, d’humilité, de sobriété et d’accueil. Car nous sommes TOUS de potentiels Migrants !»  Tiré du livre : Une autre fin du monde est possible

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